Africa Business+

Spécialiste du cycle de l’eau, la SADE, filiale du groupe français de BTP Nouvelles Générations d’entrepreneurs (NGE), a remporté le marché de construction d’une station de traitement d’eau sur l’île de Santo Antão, au Cap-Vert.

Le marché, d’une valeur de 4,7 millions d’euros, a été attribué par l’Agence nationale de l’eau et de l’assainissement sur financement de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).

Les travaux devraient s’achever fin 2026.

Cette station de traitement des eaux usées, d’une capacité de 400 m3/jour, sera la première sur l’île de Santo Antão, qui compte 50 000 habitants. Elle doit permettre de répondre aux préoccupations de santé publique et de préservation de l’environnement terrestre et marin avec une eau stockée dans des lagunes construites par la SADE et réemployée à des fins d’irrigation, notamment.

« Ce marché marque notre retour au Cap-Vert, c’est notre premier projet post-covid depuis 2019 », se réjouit Fabien Goncalves, directeur général Portugal et Cap-Vert pour la SADE.

Un fort volontarisme en Afrique de l’Ouest

NGE est implanté structurellement à travers des filiales au Maroc, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, pays dans lesquels le groupe est très actif et conduit des projets de toutes tailles, liés au cycle de l’eau.

« Au Maroc, nous répondons à des appels d’offres toutes les semaines ! C’est l’un de nos pays d’intervention les plus dynamiques dans le secteur de l’eau, après la Côte d’Ivoire. Il y a des projets énormes en permanence de transfert d’eau, de barrages, de dessalement. Il y a un tel boom des infrastructures en raison du stress hydrique, mais aussi de l’organisation de la Coupe du monde de football en 2030 », détaille Benjamin Hedde, directeur de l’international pour le groupe NGE.

Le groupe intervient également au Cameroun, en Égypte et au Cap-Vert.

« On étudie aujourd’hui activement une demi-douzaine de projets dans le secteur de l’eau en Afrique. Ce sont de gros projets, qui font au moins 15 millions d’euros pour justifier une implantation et plusieurs dizaines de millions en moyenne. En dessous, nous ne serions pas compétitifs. Ces projets sont en général largement financés par des bailleurs extérieurs, bilatéraux, multilatéraux, banques », ajoute le directeur de l’international.

L’eau, première activité du groupe en Afrique

Avec le rachat de la SADE auprès de Veolia début 2024, la part eau représente désormais plus de 50 % des activités de NGE en Afrique, supérieure à la part groupe (27 %).

« Il y a un tel besoin dans ces infrastructures en eau, adduction en eau potable et assainissement, que c’est naturellement notre première activité en Afrique. La demande est énorme, tirée par un déficit structurel d’accès à l’eau, par la migration des populations vers les zones urbaines et en raison du réchauffement climatique. Au regard des besoins, c’est aussi dans ce secteur que les bailleurs sont les plus enclins à apporter des financements, plus que pour les routes, par exemple », ajoute Benjamin Hedde.

En 2024, NGE a réalisé un chiffre d’affaires de 4,64 milliards d’euros, dont 1,2 milliard d’euros engrangés par la SADE.

Le groupe de BTP, quatrième en France, est présidé par Jean Bernadet et dirigé par Stéphane Perez. Il opère dans les métiers de l’eau, de l’énergie, du génie civil, des routes, du ferroviaire et du bâtiment. NGE est présent dans 20 pays et compte 23 600 employés.

Couverture photo: le groupe SADE en Côte d’Ivoire, © DR

Laisser un commentaire