Le Maroc se positionne sur le tourisme médical

Econostrum

Entre la Tunisie et l’Asie, le tourisme médical au Maroc cherche sa place. Les tarifs ? De 30 à 50% inférieurs à ceux pratiqués en Europe.

Chirurgie plastique ou pose d’implants, de plus en plus d’Européens viennent au Maroc pour se faire opérer. A Casablanca, dans la clinique de l’Esthétique du docteur Mohamed Jamal Guessous, 40% des patients sont étrangers, essentiellement francophones.

« Le contact se fait de plus en plus via Internet. Il y a un intérêt financier, la recherche de la discrétion et aussi l’envie d’allier l’utile à l’agréable en visitant un autre pays », souligne Mohamed Guessous, chirurgien plastique. Au Maroc, pour la chirurgie plastique, les tarifs sont en moyenne 30% inférieurs à ceux pratiqués en Europe. La pose d’un implant dentaire est, elle, facturé 1 000 € contre 2 000 en France.

Malo Clinic Casablanca

Faire de Casablanca une destination touristique médicale à part entière, c’est le pari ambitieux du docteur Mohamed Saâd Zemmouri, spécialisé en parodontie et implantologie orale. A Dar Bouazza, un complexe médico-chirurgical de plus de 4 000 m², dédié à l’esthétique et au bien être, est développé en partenariat avec le groupe portugais Malo Clinica. Située au cœur des Jardins de l’océan, projet résidentiel et touristique du groupe marocain Palmeraie Développement, la clinique devrait ouvrir ses portes fin 2011. Le complexe médical comprendra un hôtel cinq étoiles et un spa médicalisé.  Son coût : 280 M de MAD (25 M€). Ses promoteurs souhaitent faire de Malo Clinic Casablanca une plateforme pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Parmi les spécialités : la chirurgie dentaire, l’implantologie, la chirurgie plastique, l’ophtalmologie laser ou le traitement de l’obésité.

Les seniors et retraités européens sont particulièrement visés.

« On parle de 7 à 8 millions de seniors européens en plus d’ici 2020-2025. Ces personnes auront besoin d’être accompagnées. On cherche à profiter du développement de cette population pour créer une niche mais de manière institutionnelle et managériale et non pas artisanale », explique Mohamed Saâd Zemmouri. Plus institutionnalisée et moins chère que le Maroc, mais aussi « plus bas de gamme », la Tunisie, pour autant, n’est pas perçue comme une menace. « Le véritable concurrent c’est l’Asie », assure le docteur Zemmouri. Et pour tenir la comparaison, ce dernier se démène afin de fédérer au Maroc les différents intervenants du secteur : Office national marocain du tourisme (ONMT), tour opérateurs, agences de voyages, compagnies aériennes.

 

Vision 2020

 

La qualité plus que la quantité, tel est désormais le leitmotiv des autorités marocaines. La vision 2020, qui sera présentée lors des prochaines Assises du tourisme à Marrakech en novembre 2010, devrait venir étayer le propos. En 2009, près 8,3 millions de touristes ont visité le Maroc. Ils étaient 5,6 millions de touristes à fin juillet 2010, en hausse de 6% par rapport à la période précédente, indiquent les autorités. Porté par la Vision 2010, stratégie audacieuse pour développer le secteur, l’objectif de drainer 10 millions de touristes fin 2010 ne sera pas atteint.

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