Oxfam contraint Coca-Cola à un devoir de vigilance à l’égard de ses fournisseurs

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Sous la pression des consommateurs et de l’organisation humanitaire Oxfam, la firme Coca-Cola s’engage à lutter contre les violations des droits humains et l’accaparement de terres dans sa chaine d’approvisionnement en sucre.

 

Visée par une pétition de 225 000 signatures, lancée par l’organisation humanitaire internationale Oxfam, la compagnie Coca-Cola a annoncé qu’elle s’engageait à appliquer une politique de tolérance zéro concernant les violations des droits humains et fonciers des communautés locales impliquées dans sa chaine d’approvisionnement en sucre. Coca-Cola est le premier acheteur mondial de sucre, principalement auprès du Brésil, du Mexique et de l’Inde.

Sur son site web, la multinationale s’engage ainsi à prendre des mesures pour prévenir les accaparements de terres et à publier les noms de tous ses fournisseurs directs de sucre de canne. Coca-Cola promet de respecter le consentement libre, préalable et éclairé (CLIP) dans l’ensemble de ses activités et exigera de ses fournisseurs, y compris les sociétés d’embouteillage et les franchisés indépendants, qu’ils en fassent autant.

La firme annonce en outre qu’elle procèdera à des études d’impacts de ses chaines d’approvisionnement au niveau social, environnemental et sur le plan des droits humains, en commençant par le Brésil, la Colombie, le Guatemala, l’Inde, les Philippines, la Thaïlande et l’Afrique du Sud. Excepté l’Afrique du Sud, ces pays producteurs et fournisseurs en sucre de Coca-Cola sont incriminés par le département d’Etat américain pour leur recours au travail forcé et au travail des enfants.

Les évaluations rendues publiques sur le site internet de Coca-Cola seront réalisées au cours des trois prochaines années. D’ici 2020, la firme américaine s’engage à analyser les pratiques dans l’ensemble des seize pays fournisseurs de sucre.

« L’une des plus grandes entreprises au monde a accepté d’assumer l’impact de ses activités », s’est réjouit Judy Beals, responsable de la campagne d’Oxfam intitulée La face cachée des marques. « Cet engagement est une nouvelle preuve qu’aucune entreprise n’est trop grande pour se permettre de ne pas écouter ses clients », a ajouté la responsable. Oxfam ajoute toutefois qu’elle suivra attentivement l’évolution du dossier.

Démarrée en octobre, la campagne de mobilisation d’Oxfam touche également PepsiCo et Associated British Foods (ABF), deux autres géants de l’agroalimentaire.

« Bien que ces sociétés n’aient ni la responsabilité juridique ni un contrôle direct sur les conflits, en tant qu’importants acheteurs, elles sont soumises aux normes internationales relatives aux droits humains et doivent assumer leurs responsabilités », relève Oxfam dans son rapport La fièvre du sucre, sorti en octobre dernier.

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